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Bilan d'abstinence de Nuance


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Nuance


- Score: 3907pts
- Messages postés: 5
OBJECTIF : tenir 1 an sans se masturber.
DÉFI RÉUSSI 2 FOIS : de 2016 à 2017 / de 2018 à 2019 / de 2019 à 2020 (en cours).

1) POURQUOI ME SUIS-JE LANCÉ DANS L’ABSTINENCE ?

• Par curiosité : pour connaitre les effets de l’abstinence sur mon organisme et mon mental.

• Pour apprendre à maîtriser mes pulsions sexuelles (ne plus en être esclave) : car pour moi, ce qui différencie l'Homme de l'Animal, c'est justement sa capacité à résister à ses pulsions. Je désirais revenir à un état où la masturbation n’était qu’un simple plaisir et non pas un besoin de me vider pour décompresser.

• Pour apporter des preuves concrètes des effets de l’abstinence : certaines études démontrent que la masturbation est bénéfique pour la santé tandis que d’autres démontrent le contraire et encouragent l’abstinence. Or, cette dernière est une expérience subjective et il faut la vivre assez longtemps pour en ressentir les effets (plusieurs semaines voire plusieurs mois, le temps que cette dite expérience influe sur notre manière de percevoir ou d’approcher les différents aspects de notre vie). Personnellement, j’ai découvert les effets de l’abstinence simplement en espaçant le temps entre mes séances de masturbation et en utilisant l’énergie préservée dans le cadre de la réalisation de mes projets. Je n’étais pas du tout dans l’optique de l’abstinence (j’ai appris bien plus tard que c’est ce que j’expérimentais) ou d’un quelconque défi. Je pense donc être légitime et avoir les arguments pour prouver que les effets de l’abstinence sont bel-et-bien réels et non issus d’un effet placébo.

• Parce que j’ai une autre vision du plaisir sexuel : au lycée, j’ai eu l’occasion de côtoyer un groupe d’individus qui n’arrêtaient pas de coucher les uns avec les autres ; un véritable baisodrome. Certains ont connu leurs premières véritables expériences sexuelles en milieu de collège tandis que moi, j’ai expérimenté la masturbation seulement à l’âge de 14 ans (en sortie du collège donc). Je me souviens de certaines soirées : ça copulait sans gêne « entre potes », ça profitait que certaines filles étaient bourrées, ça écrivait sur son front le nombre de personnes avec qui ça avait couché, ça trompait son(sa) copain(ine), ça ponctuait le jeu « je n’ai jamais… » d’allusions sexuelles… Mais au final, j’ai petit à petit découvert que toutes ces personnes n’étaient pas heureuses dans leur vie. Qu’elles essayaient de comblaient un vide, que ce soit à travers le sexe, la boisson ou la fumette… En faisant face à cette sexualité débridée, j’ai réalisé qu’être puceau à mon âge était en fait une véritable chance ; cela signifie qu’il me reste encore de belles expériences à découvrir. Peu importe que la société vante les « mérites » du dépucelage et de la masturbation ; celle-ci restera toujours à mes yeux un simple moyen de tromper l’ennui et la solitude tout en conduisant à une certaine dépendance. Mon point de vue est donc que le plaisir sexuel doit avant tout être partagé avec l’être désiré afin d’atteindre une forme de transcendance. Voilà ce pour quoi je me réserve.

• Pour me détacher de la pornographie : le pire fléau n’est pas la masturbation mais la masturbation compulsive associée à la pornographie. En pratiquant l’abstinence j’avais donc également pour but de me libérer de mon addiction au porno (voir mon bilan « 1 an sans porno »).

2) QUI PEUT SE LANCER DANS L’ABSTINENCE ?
• N’importe qui, garçons comme filles.
• Les boxeurs Mohamed Ali, David Haye ou Mike Tyson expérimentaient l’abstinence avant chaque compétition. Des philosophes tels que Platon, Nietzsche, Rousseau ou Socrate encourageaient les hommes à ne plus se masturber pour transférer leur énergie sexuelle dans des activités bien plus saines et utiles.

3) QUAND SE LANCER DANS L’ABSTINENCE ?
• Quand on a envie de l’expérimenter, tout simplement.
• Quand la masturbation devient compulsive, entrainant une addiction.

4) QUELLE EST LA BONNE ATTITUDE À ADOPTER POUR SE DÉBARRASER DE LA MASTURBATION (COMPULSIVE) ET QUELLES SONT LES MÉTHODES À EMPLOYER ?
Il s’agira ici de se lancer dans une abstinence dite « active » qui consiste en se débarrasser de toutes les mauvaises habitudes liées à la masturbation + exploiter l’énergie sexuelle pour se façonner un meilleur quotidien/style de vie.

• Pour commencer, voici quelques méthodes :
1) S’autoriser à échouer en se masturbant au bout d’un certain délai, puis augmenter ce délai après chaque « échec ». Exemple : tu vises une semaine d’abstinence ? Masturbe-toi à la fin de la dite-semaine et repars pour non pas une mais DEUX semaines d’abstinence. L’idée c’est que tu seras plus apte à gérer ton abstinence si c’est TOI qui décides du moment où tu « échoueras ». Il ne faut donc pas être trop ambitieux et penser « Je ne me masturberai plus jamais » ; penser plutôt « Aujourd'hui/cette semaine, je ne me masturberai pas ».
2) Regarder des vidéos pornos (avec modération et sur une très courte période) sans se masturber pour apprendre à maitriser ses pulsions sexuelles face à des images stimulantes.
3) Se masturber le maximum de fois possible pendant plusieurs jours dans l’objectif de s’en « dégouter » et de se lancer dans l’abstinence par la suite.
4) Pratiquer l’Edging* qui est une technique de contrôle de l’orgasme. Le moment où celui-ci survient est crucial car c’est là que tout se joue et qu’il faut faire preuve de mental pour s’arrêter à temps (avant l’éjaculation).

• Autodiscipline** : c’est l’amour de son futur soi ; c’est faire des choses difficiles au quotidien pour avoir une vie plus facile ; c’est se discipliner soi-même. Pour maîtriser ses pulsions, notamment dans le cadre de la masturbation, il faut permettre à son esprit (au surmoi), de reprendre les rênes et d’arrêter le mouvement. Se poser, réfléchir, décider. Aujourd’hui, je continue d’expérimenter l’autodiscipline dans tout ce que j’entreprends. Par exemple, je m’efforce de ne pas surfer sur internet tandis que je travaille, je me lève aussitôt que mon alarme sonne, je fais mon lit avant de partir… Cette dernière action peut sembler anodine mais avec le temps j’ai réalisé que les petites actions ont également leur importance : comment puis-je atteindre mes objectifs (« réaliser mes rêves ») si je ne suis même pas capable de faire mon lit le matin ?

• S’occuper et ou revoir ses priorités : pour arrêter cette pratique, j’ai pris pour habitude de concevoir un planning, chaque veille au soir, pour faire en sorte que mes journées du lendemain soient le plus constructives possible. Dorénavant, il n’est plus question de faire des grasses matinées lors du week-end ou lors des vacances (moments anciennement propices aux séances de masturbation) : levé à 8h30 du matin, j’entreprends des journées qui se terminent vers 22h30 et au cours desquelles je lis, joue aux jeux-vidéos, fais du sport, travaille sur mes projets, vois mes amis, accomplis ma liste des choses à faire, écris dans mon journal et regarde des films ou séries (uniquement le soir). Et au cours de la semaine, après le travail, je fais toujours passer en priorité mes projets personnels. Aucune place pour le glandouillage (sur les réseaux sociaux par exemple) ou la masturbation. Certaines personnes aiment se plaindre qu’elles n’ont pas le temps pour entreprendre tout ce qu’elles ont à entreprendre, mais en vérité il s’agit avant tout de motivation et d’organisation. Quand on veut, on peut.

• Le challenge Nofap : ce challenge est trouvable sur internet à l’adresse suivante (https://www.stopfap....hallenge/1). Les règles sont simples : Pendant l'abstinence vous ne devez pas vous masturber. Vous pouvez en revanche avoir des rapports sexuels normaux. Les éjaculations (pollutions) nocturnes ne sont pas éliminatoires. Pour rester dans le classement vous devez pointer régulièrement (idéalement tous les jours). La communauté des NoFapeurs sera là pour t’encourager dans ce défi et répondre à tes questions concernant l’abstinence.

• Avoir des rapports sexuels : avec son(sa) partenaire, un(e) sexfriend, une escort… peu importe (attention à ne pas tomber dans la zoophilie).

• Pratiquer l’abstinence secrètement : se lancer dans l’abstinence est une initiative très personnelle, un engagement que l’on fait à soi-même. Déclarer à des proches son intention d’arrêter la masturbation n’est pas forcément la meilleure chose à faire car si certains seraient prêts à te soutenir (l’être avec qui tu partages ta vie par exemple), d’autres ne seraient pas capables d’en comprendre l’intérêt et remettraient en doute cette décision. À noter que la plupart des personnes qui sont de ce bord-là sont aussi du genre à ne pas sortir de leur zone de confort et à toujours se trouver des prétextes. Cette décision d’évoquer l’abstinence autour de toi (et en toute connaissance de causes) n’appartient qu’à toi seul.

• Comparer sa situation actuelle avec les personnes dépendantes de la masturbation (ces-mêmes qui se vident de leur « fluide viril » et gâchent ainsi leur potentiel, cette essence au plus profond d’eux qui pourrait les conduire à devenir une meilleure version d’eux-mêmes) permet de mieux se rendre compte des effets néfastes de cette pratique.

• Aucune image stimulante : ne plus regarder aucune image porno ni même érotique (y compris des images softs montrant de filles en sous-vêtements ou en maillot) t’empêchera de céder davantage à la tentation de la masturbation et t’aidera à maîtriser tes pulsions (favorisant une meilleure stabilité psychologique pour la suite de l’abstinence). Conseils : bannir les comptes Instagram/Facebook/Snapchat particulièrement évocateurs, équiper son moteur de recherches d’un logiciel anti-porno, effacer tous les sites pornos inscrits dans les favoris, jeter les éventuels magazines et ou les dossiers d’images sur l’ordinateur, éviter de regarder les scènes de sexe dans les films/séries…


5) QUELS BÉNÉFICES AI-JE TIRÉ DE L’ABSTINENCE ?

• Érections fréquentes : rien de surprenant en soi mais c’est vrai qu’aujourd’hui je bande davantage sans forcément avoir recours à des pensées ou des images érotiques.

• Amélioration de la prise de masse musculaire : étant donné que l’abstinence permet de maintenir un taux de testostérone élevé, si tu pratiques un sport, ta prise de muscle va s'accélérer et tes performances s'améliorer. Que ce soit dans le cadre de la musculation, de la piscine ou du vélo, j’ai bénéficié d’une réserve bien plus importante d’énergie (énergie ressentie à travers des sensations physiologiques plutôt agréables dans le bas ventre et ou dans les testicules) qui m’a permis de muscler mon corps en dépassant mes propres limites physiques.

• Créativité : s’il y a bien quelque chose que j’ai découvert grâce à l’abstinence c’est combien l’énergie sexuelle peut être libératrice et créatrice, notamment dans des disciplines artistiques telles que le dessin (l’effet cathartique de dessiner un corps féminin sans pouvoir le toucher), l’écriture (garder une trace de mes fantasmes à connotation romantique ou érotique), le cinéma (l’adrénaline des tournages de mes films), la photographie (prendre des « nudes » de soi-même aide grandement à l’acceptation de son corps et de ses complexes) et la danse (je ne compte plus le nombre de soirées où on m’a complimenté sur mes talents de danseur que je n’ai pas ; en réalité je ne faisais qu’utiliser cette-dite énergie pour exprimer pleinement mon être).

• Bon pour la peau ? : dès lors que j’ai espacé le temps entre mes séances de masturbation, mon acné s’est mise à disparaître. Après un certain temps d’abstinence, la pousse de mes poils s’est vue accélérée (la barbe notamment), et aujourd’hui je parais bien moins fatigué physiquement qu’avant.

• Gain de temps : les personnes qui se masturbent ne réalisent que trop tard le temps perdu à créer les conditions idéales, à trouver la bonne vidéo porno et à faire des va-et-vient pour atteindre un orgasme qui ne durera au final qu’une poignée de secondes. Parfois elles ne sont pas rassasiées alors elles renouvellent l’expérience quelques minutes après ou plusieurs fois dans la journée. Sauf que, de manière obsessionnelle, la masturbation peut nous faire oublier la notion du temps et même nous rendre indifférent à celle-ci. Je suis malheureusement passé par là, à me presser dans mes activités où à aménager mon emploi du temps juste pour me masturber. Que de temps perdu.

• Plus de productivité et de motivation : l'orgasme permet la libération d’endorphines, des substances cérébrales qui provoquent un agréable état de détente tant psychique que corporel. En ce sens, la masturbation nous détend (et c’est la raison de pourquoi elle est souvent qualifiée d’« antistress »), mais la perte de ces dîtes substances nous rend moins énergique, ce qui est un problème pour passer à l’action (le cercle vicieux : Fatigue → Paresse → Inactivité → Ennui → Masturbation) ; on est moins performants dans ce qu’on entreprend et cela peut engendrer de la frustration, voire de l’énervement. Et qui dit problème pour passer à l’action dit problème pour réaliser ses rêves, concrétiser ses objectifs. Heureusement, je ne me sens plus du tout concerné par tout cela. Comme je l’ai écrit plus haut, mes journées sont bien chargées et me mènent toujours d’avantage vers la concrétisation de mes objectifs. J’arrive désormais à m’impliquer pleinement dans tout ce que j’entreprends, ce qui n’étais pas le cas lorsque je me masturbais. Période où je me sentais souvent déprimé, faisais les choses à moitié, procrastinais et me trouvais des prétextes pour ne pas sortir de ma zone de confort.

• Confiance et assurance : de nature timide et introverti, l’abstinence m’a permis de devenir bien plus confiant et sociable (dans la mesure où je ne suis plus du genre à toujours rester dans le même groupe de personnes mais à en côtoyer plusieurs ; comme durant mon année à l’université ou en ce moment même dans le cadre de mon service civique). Depuis que je préserve mon énergie, mon aura a changé : je dégage bien plus de présence, ce qui a pour conséquence que j’attire bien plus les gens à moi et que je me sens bien plus apprécié. Autre chose aussi, j'ai plus de maîtrise sur mon corps et mes réactions, ce qui me vaut d’être calme et zen en toutes circonstances. Aujourd’hui, lorsque je m’exprime, ce n’est plus avec des bégaiements ou des phrases inachevées mais avec des phrases syntaxiquement correctes, du vocabulaire recherché et une voix constante (plus grave qu’à l’ordinaire). Je dégage également bien plus d’assurance dans ma stature et mon « Body Langage ». De plus, lorsque je m’adresse désormais à une personne, je la regarde d’avantage dans les yeux (ce qui était compliqué pour moi avant car je réfléchissais trop à ce que je voulais dire). Quand je considérai la masturbation comme un antistress, je m’autopersuadais que ma vie était stressante et trouvais donc des prétextes pour ne pas sortir davantage de ma zone de confort. Mais la vérité, c’est qu’en arrêtant de subir cette croyance liée à cette pratique, les situations soi-disant stressantes et ou angoissantes me parvinrent automatiquement/naturellement, bien plus surmontables et excitantes. Mieux encore, j’en perçois certaines comme des opportunités. L’abstinence m’a apporté de la confiance et m’a préparé mentalement à relever des défis d’une autre ampleur, que ce soit dans le cadre professionnel, affectif ou créatif.

• Système de récompense : quand la masturbation entre dans ton quotidien, elle finit par devenir routinière et, lorsque ce mouvement machinal de va-et-vient ne te suffit plus, tu finis par rechercher des vidéos pornos plus « hard » ou même, d’autres moyens de te branler (là tu te sens vraiment con). Ce plaisir instantané et futile démontre une chose très importante qui est que les personnes qui en sont dépendantes sont victimes de leurs pulsions --l’individu dépendant créera de lui-même un manque purement psychologique en offrant à son cerveau une récompense dont il n’a pas du tout besoin-- et pensent sur le court-terme. Ce système de pensées peut être très dévastateur car il peut s’étendre à d’autres habitudes de l’individu (les fumeurs qui se complaisent dans l’idée de nourrir leur cancer à travers de multiples pauses-clope), mais il peut également paralyser toute projection en l’avenir ou même conduire à une forme d’impatience immature, exagérée. Aujourd’hui, je vis plutôt dans l’optique de ne pas abuser de ce qui me procure du plaisir (la masturbation, la musique, les douches chaudes… les « plaisirs sensibles » évoqués par Nietzche dans sa théorie du surhomme) et en adoptant de nouvelles habitudes plus saines (étirements, écrit de mes rêves au réveil, repas équilibrés, méditation, douches froides…). L’abstinence m’a permis de mieux cerner mes désirs et de modifier mon système de pensées, aujourd’hui basé sur le long terme ; je m’attarde désormais bien plus sur le processus de toute chose que sur sa finalité. Cela vaut aussi bien pour les relations que j’entretiens avec les autres (il m’est désormais bien plus simple de profiter des moments passer avec une fille qui me plait sans avoir une quelconque intention ambiguë ou déplacée derrière la tête) ou les expériences que je vis au quotidien.

• Meilleure santé ? : Depuis que j’ai arrêté la masturbation, je ne suis pas tombé malade une seule fois.

• Meilleure estime de soi-même (amour propre) : lors de la masturbation nous avons tous déjà eu affaire à ce léger sentiment de culpabilité, largement surpassé par un sentiment de vide et de plein en même temps, vraiment étrange. C’est la décharge de neurotransmetteurs qui t'éclaircit la vision du monde durant quelques secondes. Alors que la vidéo porno suit son cours, tu réalises que ta vie aussi, et que celle-ci n’a rien à voir avec ce que tu viens de visionner. Tu retrouves ton corps avec ses complexes, constates que tu as moins d’endurance, moins de sperme, et surtout… que tu es seul. Maintenant, demande-toi : est-ce vraiment l’image que tu veux donner de toi à toi-même ? L’image d’un branleur ? Préfères-tu être celui qui prend du plaisir seul derrière son écran ou celui qui prend du plaisir avec la femme/l’homme correspondant à ses désirs ? Personnellement, j’ai opté pour le second choix et aujourd’hui, quand je me regarde dans le miroir, je peux y voir un homme qui s’est pris en main et qui est capable d’accomplir de grandes choses. S’il y a bien une relation qui sera plus importante que toutes les autres dans ta vie, c’est celle que tu entreprendras avec toi-même. Alors avant de t’acharner à séduire quiconque, fais-en sorte de te séduire toi-même.

6) Y-A-T-IL DES CONSÉQUENCES À PRATIQUER L’ABSTINENCE ?

• Les rêves érotiques : très rapidement et de manière fréquente j’en suis venu à expérimenter des rêves érotiques très réalistes qui pour certains m’ont procuré des sensations physiques, comparables à celles que l’on pourrait avoir lors d’un rapport sexuel. Mon subconscient a conçu ces rêves à partir de mes désirs assumés et ou refoulés, ainsi qu’à partir de vidéos pornographiques que j’ai eu l’occasion de voir par le passé. Cela montre à quel point le cerveau s’imprègne des images qui nous entourent, aussi softs/nocives soient-elles, pour dicter notre manière d’agir selon notre capacité à gérer nos pulsions. En cela, les rêves érotiques ont un effet cathartique puisqu’ils nous font rentrer dans la peau d’une autre version de nous-même (comme dans la peau d’un violeur). Dans tous les cas, on prend toujours conscience de nos désirs et de nos pulsions après un rêve érotique. Cette introspection est très importante car elle peut changer la perception que tu as de certaines de tes relations avec le sexe opposé.

• L’éjaculation nocturne (ou « système de vidange automatique ») : survient lors de rêves érotiques. Elle permet d'évacuer le stock (trop plein) de sperme présent dans les testicules, favorisant par la même occasion une baisse considérable des envies, pulsions sexuelles, pensées érotiques etc… Il ne faut pas chercher à s’opposer aux éjaculations nocturnes car elles sont inévitables. Il te faudra changer de caleçon et prendre une douche après le réveil sous risque d’avoir la peau qui colle au niveau du pubis (à cause du sperme séché), et de dégager une forte odeur nauséabonde (odeur spermatique). À noter qu’aujourd’hui j’anticipe bien mieux la venue des éjaculations nocturnes (j’ai comme une « présentiment » avant mon sommeil).

• La phase où on est en chien : franchement, je ne vais pas le nier mais la première fois que j’ai expérimenté l’abstinence (2016), il y a eu des phases où c’était très dur. Des phases où je pensais tout le temps au sexe, où je matais les filles passer dans la rue de manière obsessionnelle, où il m’arrivait d’être attiré par des filles qui ne correspondaient pas à mes critères de beauté, où je me surprenais à être plus entreprenant avec ces dernières…

• Libido en baisse ? : après un an d’abstention j’ai remarqué que j’étais bien moins intéressé à l’idée d’être en couple mais également moins pressé d’exploiter pleinement ma sexualité. Je me prends beaucoup moins la tête pour comprendre la psychologie féminine et ou pour appliquer les codes de la séduction ; ce que j’essayais éperdument de faire auparavant à des fins purement perverses, sexuelles. Aujourd’hui je marche bien plus au ressenti : je sais reconnaitre lorsque je ressens de l’attirance pour quelqu’un, non pas par rapport à des critères de beauté mais par rapport à des critères psychologiques et émotionnels. En outre, je suis devenu bien plus sélectif et arrive désormais à entretenir des relations avec des filles sans chercher à sexualiser la conversation (ce qui est fort bien dans le cadre du travail). Personnellement, cette facette de l’abstinence me convient tout à fait par rapport à mon vécu extrêmement douloureux avec la gente féminine. De ce fait, je ne m’engage pas d’avantage (si je constate que je suis seul à prendre des initiatives), je m’attache moins à la personne qui me plait (je ne la mets plus sur un piédestal), et j’accepte mieux les rejets (que je perçois aujourd’hui comme quelque chose de positif, dans la mesure où ils m’éloignent des personnes avec lesquelles je ne suis pas compatible).

• Risque de cancer de la prostate ? : à mon 409e jour d’abstinence je suis tombé sur cet article (https://www.topsante...ate-250861) qui a failli mettre un terme à mon parcours. Je me souviens même m’être masturbé sans aller jusqu’à l’orgasme pour m’assurer que tout fonctionnait bien en bas. Mais j’étais surtout inquiet à l’idée d’avoir des soi-disant substances cancérigènes dans mon fluide prostatique comme l’explique l’article. Pour me rassurer, j’ai consulté mon médecin traitant qui a été très formel sur le fait qu’il n’y avait aucune conséquence à l’abstention. De plus, il a été catégorique sur le fait que je pouvais poursuivre mon abstinence et ce, sans même avoir de rapport sexuel (certains abstinents religieux sont dans ce cadre-là). Rajoutant que l’abstinence est une excellente chose pour la préservation des hormones mâles permettant le bon fonctionnement de l’organisme, notamment dans le cadre des performances sportives. Tout ça pour dire qu’il faut faire attention à ce qu’on peut lire sur internet. Surtout si on part du principe que ces études ont été écrites par des individus qui n’ont pas expérimenté l’abstinence ou alors sur une durée très courte. Mais d’un autre côté, les médecins ne sont pas tous sensibilisés à la question de l’abstinence sur le long terme. Il faut donc faire un choix et l’assumer, seul. Seuls les abstinents peuvent répondre à leurs interrogations.

• L’expérience de l’après-abstinence : le 30 décembre 2016, jour où j’ai repris la masturbation (volontairement) après un an d’abstinence, j’ai vomi 3 fois et ai eu d’atroces maux de ventres. Je me souviens être resté cloué au lit à dormir ce jour-là.

MOT DE LA FIN
Écrire ce bilan aura été bien plus enrichissant que je ne l’imaginais. Le rédiger à l’occasion de mes 400 jours d’abstinence fût un bon moyen de revenir sur cette expérience dont le résultat est qu’aujourd’hui je me sens extrêmement reconnaissant de ce que la nature m’a offert : un moyen de donner la vie.

Au final, je dirais que l’abstinence représente, d’une certaine manière, une forme d’émancipation pour l’homme, dans le sens où celui-ci s’affranchit de ses pulsions et des idées préconçues autour de la masturbation pour devenir une meilleure version de lui-même et adopter la bonne conduite à tenir en communauté.


SOURCES DE MOTIVATION (chaines Youtube)
• Jean Laval { Conscience TV }
• AUTODISCIPLES
• L'Esprit franc - Virginia Vota
• Prendre sa vie en main


*Edging : technique sexuelle consistant à s’approcher de l’orgasme puis à ralentir pour maintenir cet état de plaisir intense un certain temps avant d'accélérer et de procurer un orgasme plus fort.

**Autodiscipline : discipline que s'impose un individu, un groupe, sans intervention extérieure.
Posté il y a 1 semaine | Dernière mise à jour il y a 1 semaine #1 - Voir le message
Karuken
- Score: 70pts
- Messages postés: 1
Merci pour ce bilan, j'ai lu jusqu'au bout et ça me motive beaucoup pour continuer mon abstinence.
Posté il y a 1 semaine | Dernière mise à jour il y a 1 semaine #2 - Voir le message
Nuance


- Score: 3907pts
- Messages postés: 5
Merci à toi de l'avoir lu,
Je te souhaite bon courage pour la suite de ton abstinence et espère que mon parcours sera une sorte d'"inspiration" !
Posté il y a 1 semaine #3 - Voir le message
Victory
- Score: 357pts
- Messages postés: 1
Merci beaucoup pour ce superbe bilan et j'attends avec hâte d'en faire un un jour !
Posté il y a 1 semaine #4 - Voir le message
NICO4294
- Score: 1595pts
- Messages postés: 1
Merci pour ton témoignage.
Posté il y a 1 semaine #5 - Voir le message
AlphaPlissken

Super administrateur
- Score: 2922pts
- Messages postés: 383
Excellent feedback merci à toi! J'ai fait un lien pointant vers ton sujet dans la liste de liens utiles pour se convaincre d'arrêter
Posté il y a 1 semaine #6 - Voir le message
Nuance


- Score: 3907pts
- Messages postés: 5
Merci beaucoup les gars !
Je suis très heureux que mon bilan ait désormais plus de visibilité !
Posté il y a 1 semaine #7 - Voir le message
MaitreDiamant


- Score: 1280pts
- Messages postés: 6
Bonne idée de le poster ici ça va en aider plus d'un
Posté il y a 1 semaine | Dernière mise à jour il y a 1 semaine #8 - Voir le message

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